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Quelques
éléments historiques
L'histoire
montfermeilloise
Montfermeil désigne étymologiquement un mont
fermé ou
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fortifié,
du latin monte firmo ( devenu Montfermolio au Xème siècle).
Longtemps marqué par une tradition de village rural, Montfermeil
fut autrefois le domaine de seigneurs successifs et connut notamment
la construction d'un château au 17ème siècle.
La ville n'a cependant acquis la célébrité
qu'à l'époque romantique où les artistes et
les écrivains s'y succédèrent. C'est en effet
ici que Paul De Kock écrivit La Laitière, Victor Hugo
entrevit la frêle silhouette de Cosette, première ébauche
des Misérables, que Corot y planta son chevalet, que Balzac
vint flâner, que Jean-Baptiste Clément interpréta
le Temps des Cerises et que l'historien Frantz Funck-Brentano écrivit
une partie de son uvre.
Enfin
avec l'époque des guinguettes, Montfermeil fut également
réputé pour être un lieu de sortie du Paris
mondain. Grâce à une active politique de préservation
du patrimoine menée par la commune, de nombreux édifices
hérités de ce passé suscitent toujours l'intérêt
de nombreux visiteurs : c'est le cas du Moulin de Sempin, du château
des Cèdres où a lieu chaque année un remarquable
spectacle de Son et Lumière, ou encore de la Fontaine Jean
Valjea.
L'histoire
clichoise :
La commune a été l'objet d'étymologies successives
: Cleppius à l'époque romaine, puis Clippiacum Superius
au 7ème, Clichiacum au 12ème, puis Clichy en-Aulnois
à la Révolution.
Clichy-sous-Bois fut à son commencement la propriété
des Templiers puis de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Longtemps recouvert dans sa quasi-totalité par la Forêt
de Bondy, la commune doit beaucoup de son histoire à la présence
de brigands célèbres : il fut notamment le lieu du
miracle de Notre Dame des Anges qui raconte l'histoire de marchands
angevins sauvés par la Vierge Marie.
La
ville connut également la construction d'un château
au 17ème siècle qui fut la propriété
du président de Mesmes puis du duc d'Orléans au 18ème
siècle. La commune a beaucoup souffert des combats de 1870
ayant opposé la France à l'Allemagne.
Il demeure néanmoins aujourd'hui de nombreux vestiges de
ce passé qui suscitent toujours la curiosité des visiteurs
:
- le Château de la Terrasse, l'Orangerie, la ferme et les
écuries actuellement occupé par les services municipaux,
- la chapelle Notre Dame des Anges et les trois croix dressées
en souvenir du miracle angevin.
Quelques
éléments d'une histoire commune
Bien que les villes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil présentent
vraisemblablement un passé bien distinct, l'Histoire a néanmoins
décidé de joindre leur destin à plusieurs reprises.
- Un point d'observation stratégique
L'histoire de ces deux villes s'est rejoint une première
fois en raison de leur situation commune sur un plateau ayant longtemps
représenté pour l'homme une véritable barrière
naturelle.
Plusieurs vestiges témoignent dans les forêts de la
sédentarisation de l'homme préhistorique. A Clichy-sous-Bois
on trouve notamment la trace d'une civilisation tardenoisienne vieille
de 4 à 5 000 ans.
Le territoire a par la suite été successivement occupé
comme un point d'observation stratégique de la Vallée
de la Marne par les tribus gauloises, puis les colons romains et
enfin les Mérovingiens.
- Une urbanisation commune
Une seconde fois l'histoire a lié indissociablement ces
deux villes en raison des disponibilités foncières
importantes subsistant au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.
Afin de répondre au besoin urgent de logements durant cette
période, les villes entreront de manière commune dans
l'ère de l'urbanisation avec la réalisation d'un grand
ensemble intercommunal.
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